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Démocratie, Etat de droit et bonne gouvernance pour une Afrique plus forte

Le Congrès constitutif de l’espace africain de justice constitutionnelle s’est ouvert, hier, à Alger, pour deux jours de travaux au siège du Conseil constitutionnel avec la participation de plusieurs institutions africaines chargées du contrôle de la constitutionnalité dans leurs pays respectifs.

La création de cet espace, à l’initiative de l’Algérie, vient en application de la décision de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA), adoptée lors de la 15e session ordinaire de Kampala (Ouganda), en juillet 2010.

Au cours de son allocution d’ouverture du Congrès constitutif, le président du Conseil constitutionnel, M. Boualem Bessaïeh, a insisté sur l’importance de créer un espace africain de justice constitutionnelle afin de mieux « fédérer les mécanismes africains de justice constitutionnelle dans un espace continental » réservés à ce système juridique qui veille au respect des grands principes consacrés par les Constitutions nationales.
Cet espace devra contribuer également à « la promotion et la diffusion des valeurs et des principes universels d’Etat de droit, de démocratie et des droits de l’homme, des principes et valeurs consacrés dans le préambule de l’Acte constitutif de l’Union africaine (UA) », a ajouté le président du Congrès.

La démocratie, l’Etat de droit, la bonne gouvernance, le respect des droits de l’homme sont « des exigences de notre temps », a souligné le président du Conseil constitutionnel.

« L’Afrique, notre vaste et profond continent, fait de particularités et de cultures diverses, et d’évolutions différenciées, ne doit pas rester en marge des évolutions que connaît notre monde depuis la fin des années 1980″, a encore plaidé M. Bessaïeh.

Pour lui, les interdépendances « prennent toutes les formes et s’étendent à tous les secteurs, y compris la justice constitutionnelle et il appartient à l’Afrique de s’inscrire dans le sens de l’histoire », a-t-il ajouté.
M. Bessaïeh a rappelé, en outre, que l’Algérie en sa qualité d’initiateur de ce projet, avait été sollicitée lors d’une rencontre des institutions africaines à Rio de Janeiro, en marge du forum mondial de justice constitutionnelle, le 16 janvier dernier. Pour sa part, le président de la commission de l’Union africaine (UA), M. Jean Ping a, souligné que la création d’un tel espace est « nécessaire pour combler un vide » dans la gestion des situations de conflits.

« C’est un moment extrêmement important pour l’Afrique. Cet espace (africain de justice constitutionnelle) était devenu de plus en plus nécessaire pour venir combler un vide important dans la gestion des situations de conflits en Afrique », a déclaré M. Ping à la presse, en marge de la cérémonie d’ouverture du Congrès constitutif de cet espace.
Evoquant les conflits et les violences post-électorales, ainsi que la rupture de l’ordre constitutionnel à la suite des coups d’Etat, survenus dans certains pays africains ces dernières années, le responsable africain a précisé que la création d’un tel organisme est devenue une « nécessité, car la justice constitutionnelle est à la base de la recherche de solutions pour toutes ces questions ». « L’Algérie qui a pris l’initiative de réunir les autres juridictions constitutionnelles d’Afrique mérite d’être vivement félicitée », a-t-il souligné.

Synthèse Mohamed Mendaci

Messahel : L’espace africain de justice constitutionnelle va « enrichir »la démocratie

Le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, M. Abdelkader Messahel, a indiqué hier à Alger que la création de l’espace africain de justice constitutionnelle allait « enrichir » l’architecture démocratique en Afrique.

Initiée par l’Algérie lors du sommet de l’Union africaine (UA) à Kampala (Ouganda), la création de l’espace africain de justice constitutionnel « va enrichir et compléter cette architecture pour consolider l’Etat de droit, la bonne gouvernance et les droits de l’homme en Afrique », a déclaré M. Messahel à la presse, en marge de la cérémonie d’ouverture du congrès constitutif de cet espace.

Cet espace aidera les pays africains à avoir aussi une « diplomatie commune »dans les forums internationaux, notamment en ce qui concerne la réforme du système des Nations unies, la paix et la sécurité, la lutte contre le terrorisme ou le changement climatique, a-t-il précisé.

M. Messahel a tenu, à l’occasion, à saluer le travail accompli pour la création de cet l’espace et à féliciter les conseils constitutionnels africains pour leur « mobilisation » et d’avoir « pris conscience » de la dimension de fédérer leurs activités et d’ »être ensemble dans un même espace, un pas important franchi par l’Afrique dans la consolidation de son architecture démocratique ».

La création de l’espace africain de justice constitutionnelle vient en application de la décision de la Conférence des chefs d’Etats et de gouvernements de l’UA, adoptée lors de 15e session ordinaire de Kampala en juillet 2010.

Source : El moudjahid

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