Nos programmes

Orientation stratégique 1 : améliorer les systèmes politiques africains contemporains

Programme 1 : « Démocratie, Etat de droit et citoyenneté de « nouvelle génération » : Transformer la jeunesse en force de changement »

Dans sa valeur théorique la démocratie est une aspiration universelle qui s’inscrit dans une dynamique évolutive. Dès lors, il importe pour chaque contexte de cerner et d’analyser les transformations complexes et interdépendantes - notamment au plan politique, social, économique, environnement et culturel – qui s’y jouent. Rapportée à l’Afrique, cette problématique adresse des constats et des questionnements qui exigent des actions et des réponses urgentes et adaptées et rendent pertinent un chantier sur le renouveau de la démocratie.
Face à l’essoufflement des processus de démocratisation en Afrique, une « Démocratie de nouvelle génération » est une opportunité pour se projeter, pour renouveler la pensée et les pratiques sur la démocratie afin qu’elle soit un véritable levier stratégique de mise en œuvre effective, intégrée et durable des divers droits politiques, économiques, sociaux et environnementaux pour les générations actuelles et futures.
De façon spécifique, le programme offre à la jeunesse africaine l’occasion de réfléchir et de se prononcer sur des questions critiques et émergentes en matière de gouvernance et de développement en Afrique. En effet, il s’agit de contribuer au renforcement des systèmes politiques africains en positionnant la jeunesse africaine comme force de changement, notamment par l’accroissement de son intérêt, sa plus grande implication, et sa responsabilisation accrue pour une démocratie, un Etat de droit, et une citoyenneté de « nouvelle génération ».
L’IAG facilitera la construction de « la parole des jeunes » et le dialogue politique sur les régimes politiques, le pouvoir et les droits de l’homme en Afrique en rapport avec les défis et les instruments panafricains de gouvernance et de développement.

Programme 2 : Réussir les élections en Afrique

Les élections considérées par l’ensemble des organisations panafricaines comme un pilier fondamental de la démocratie et la source de légitimation du pouvoir politique dans le cadre de l’Etat n’en sont pas moins un réel sujet de préoccupation tant elles sont devenues une source de violence et d’insécurité dans nombre de pays. En ce sens, l’Union africaine a exprimé sa vive inquiétude quant au fait que les élections et les transitions politiques ont souvent posé de sérieuses menaces à l’unité et à la stabilité de nombreux États membres au cours des vingt dernières années. Même dans les pays réputés démocratiques, avec des expériences d’alternance politique avérées, la tenue des élections restent un moment de vive tension et d’incertitude quant à la paix sociale.
La boulimie de pouvoir qui semble en définitive un enjeu majeur de gouvernement sur le continent, le manque de confiance entre acteurs politiques, les difficultés à bâtir des règles électorales consensuelles et stables, la crédibilité douteuse et contestée des organes de régulation, la partialité des juges constitutionnels et électoraux, la contestation quasi systématique des résultats électoraux sont autant d’ingrédients qui ruinent la paix et la stabilité en compromettant les possibilités d’organisation régulière d’élections pacifiques, libres et transparentes.
Cette réalité et les enjeux qu’elle annihile justifient ce programme autour des crises politiques, de la gestion des transitions et des processus électoraux. Il importe en effet de refonder les élections en Afrique et d’œuvrer activement à la transformation des conflits autour du pouvoir en véritables opportunités de consolider la cohésion de et dans l’Etat.
L’IAG travaillera à élaborer et à promouvoir des propositions alternatives pour ancrer une culture et des systèmes électoraux pacifiques et des transitions du pouvoir apaisées en Afrique.

Orientation stratégique 2 : valoriser les ressources africaines

Programme 3 : « Agir sur les inégalités en Afrique de l’ouest »

Au sein des pays comme à l’échelle du continent, la mesure des inégalités comme les enquêtes de perception auprès des populations convergent sur un constat fatal : l’écart entre les riches et les pauvres s’accentuent et se perpétuent absolument, à mesure que la croissance économique augmente !
Un tel état de fait contribue dans une large mesure aux périls auxquels le continent fait face, notamment les crises sociales et politiques liées au contrôle des ressources naturelles, les migrations, le radicalisme religieux ou encore les trafics illicites de toutes sortes.
Si alors les inégalités sont humainement insupportables et moralement inacceptables, elles posent aussi de sérieuses contraintes à la cohésion et au développement harmonieux des nations, et constituent ainsi un important facteur de risque pour la stabilité, la paix et la sécurité en Afrique. Elles constituent un thème critique de réflexion et d’action dans la mesure où l’Afrique connaitra inéluctablement une implosion sociale aux conséquences désastreuses si la tendance actuelle se poursuivait.
Les inégalités sont à la fois une conséquence, la manifestation et le moteur d’une crise aigue de gouvernance. En effet, au-delà d’un déficit de pensée des sociétés humaines sur elles-mêmes pour assurer leur cohésion durable, l’accentuation des inégalités interpelle au moins l’iniquité des politiques publiques, l’inefficacité des mécanismes de redistribution et la faible inclusion de l’action publique.
Cette relation évidente entre les inégalités et la gouvernance détermine l’IAG à promouvoir une approche qualitative de connaissance, de compréhension et de propositions pour « Agir sur les inégalités en Afrique de l’Ouest » en considérant fondamentalement les liens entre inégalités et gouvernance.
L’IAG compte alimenter un dialogue politique et mener une recherche-action susceptibles à la fois d’agir à long terme sur les déterminants politiques des inégalités et d’améliorer prestement les initiatives existantes de lutte contre les inégalités développées à l’échelle de l’Afrique de l’ouest et des Etats qui la composent.

Programmes 4 : « Flux illicites »

Orientation stratégique 3 : réinventer les approches de développement

Programme 5 : Territoires et Innovations

Orientation stratégique 4 : promouvoir l’intégration régionale

Programme 6 : « Ouvrir l’Afrique sur elle-même et sur le monde : les voies de l’intégration et de la mondialisation par la mobilité et les migrations »

Les migrations constituent un phénomène majeur pour l’Afrique dans la mesure où l’Afrique est la première destination des migrants africains. L’analyse donne à voir et à mieux comprendre dans le temps et dans l’espace les interdépendances et les influences entre plusieurs enjeux de développement et de gouvernance pour le continent. Dès lors, il importe de relier migrations et intégration régionale dans un rapport bénéfique de soutien et de fécondation mutuels.
Par ailleurs, au regard de l’actualité tragique et de la montée de xénophobie et du racisme, notamment en Europe, il est tout aussi nécessaire d’approfondir l’analyse sur les migrations dans les relations Euro-africaines, notamment en partant de nouveaux paradigmes et des valeurs humaines partagées.
Dans un contexte où les migrations vont certainement s’intensifier et se complexifier dans le temps et dans l’espace, cette question de l’interculturel et des valeurs partagées doit revenir au cœur du brassage humain, au cœur de la renaissance africaine et d’une civilisation de l’universel.
En définitive, les dynamiques migratoires interrogent fondamentalement le développement et la gouvernance de l’Afrique en rapport avec elle-même, mais aussi en relation avec l’Europe et le reste du monde. Elles constituent aujourd’hui un thème fondamental pour la recherche et le dialogue politique sur les enjeux critiques de l’Afrique. En reliant les problématiques de développement et de gouvernance, les échelles et les sociétés humaines, les migrations mettent également en relation une diversité d’acteurs interdépendants mais dont la vision, les aspirations et les projets peuvent reposer sur des malentendus, et finalement entrer en conflit.
C’est pourquoi, dans leurs effets actuels comme dans leurs développements futurs, les migrations sont par excellence une thématique qui appelle un dialogue multi-acteurs, en l’occurrence les migrants, les décideurs politiques, les familles, les communautés, les Etats, les organisations d’intégration et internationale, le secteur privé, la société civile, la diaspora etc.
Il s’agit pour l’IAG de participer à élaborer des contributions stratégiques et structurantes des dynamiques migratoires comme ressource d’’intégration régionale et de géostratégie africaine dans le monde.

Evènements

  • 10 oct

    Dialogue skills training for local government officials from nine countries in Africa and Eastern Europe

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  • 28 sep

    Sommet Union Européenne-Afrique

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  • 19 sep

    4ème Conférence mondiale des sciences sur l’agriculture intelligente face au climat

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